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LE TORTICOLIS, LA CERVICALGIE AIGUE


Le torticolis, ou cervicalgie aigue hyperalgique, est souvent d’apparition brutale, et la plupart du temps présent au reveil. Dans de nombreux cas il se caractérise par la contracture d’un muscle du cou, le SCOM, bien que l’on puisse retrouver des réactions vives sur les autres muscles de la région, en particulier le trapeze. L’origine de ce trouble est souvent méconnue, néanmoins il est fréquemment associé à des efforts inhabituels la veille, une activité physique, ou des facteurs de stress importants. (1)

Qui souffre du cou ?
Tout le monde, bien que les femmes sont plus touchées que les hommes
souvent à un âge adulte moyen (1)

Quels facteurs sont associés à l’apparition de douleurs cervicales ?
pathologies articulaires / rhumatismales connues
facteurs pshycho-pathologiques (anxiété, fatigue nerveuse, tendance à la somatisation)
troubles du sommeil
mode de vie sédentaire
traumatismes, chocs, chutes
sports traumatisants
métiers manuels ou à forte manutention (port de charge, port de personne)
le travail de bureau assis à l’ordinateur peut aussi favoriser l’apparition de douleurs cervicales. Néanmoins, il a été démontré que les douleurs dans ce contextes sont davantage liées à la faible satisfaction du travail en lui même, et la perception de l’environnement de travail comme désagréable. Elle seraient alors plutôt psychosomatique, et dans une moindre proportion liées à la position assise et son ergonomie, bien qu’elle demeure importante. (1)

Les différents types de cervicalgies
Mécaniques. Ce sont les cervicalgies les plus fréquentes, celles-ci répondent très bien à la prise en charge ostéopathiques. Elles regroupent les douleurs d’origine vertébrale, ligamentaire, musculaire, ou quelconque structure musculo-squelettique entrant dans la constitution du cou.
Neuropathiques. Dans certains cas, elles sont associées à des troubles neurologiques qui sont déjà connus par le patients. Dans d’autres cas, elles résultent d’un conflit ou d’une inflammation impliquant un disque intervertébral et une racine nerveuse. Les douleurs prennent alors des caractéristiques différentes et évocatrices, facilement détectable par le praticien. L’approche est un peu plus délicate et nécessite en parallèle un suivi médical. En tout état de cause, l’ostéopathie ou les thérapies manuelles en général sont préconisées afin de réduire la douleur.
Secondaires. Elles sont généralement causées par des troubles organiques nécessitant un contrôle médical. Dans ce cas l’ostéopathie n’est pas préconisée. Les ostéopathes sont formés et habilités à orienter les individus présentant ces signes, vers une prise en charge médicale classique. (1)

Que peut apporter l’ostéopathie en cas de torticolis ou de cervicalgie aiguë non spécifique ? Voici ce que nous avons pu trouver :

L’utilisation de manipulations vertébrales ostéopathiques semble plus efficace que les mobilisations pour diminuer la douleur de manière immédiate, l’effet sur la mobilité étant néanmoins similaire.(2)

Concernant les douleurs cervicales chroniques et sub-aiguës, c’est à dire des douleurs fluctuantes depuis un minimum de 3 mois, plusieurs études ont démontré l’ostéopathie (énergie musculaire, manipulations vertébrales thoraciques, mobilisation articulaire, points d’inhibition) comme significativement efficace pour diminuer la douleur et augmenter la mobilité globale du cou. Les périodes de traitement ont été de 3 à 4 semaines, pour un nombre de séances allant de 4 à 6 séances, ce qui peut alors faire office de préconisation générale. (3,4,5) L’usage exclusif des manipulations vertébrales (comme c’est le cas en chiropraxie, certains ostéopathes, ou certains thérapeutes manuels) n’est pas conseillé car décrit comme moins efficace, bien qu’améliorée dans le cas ou la région dorsale est aussi traitée. Une prise en charge exclusivement manipulative semble tout de même nécessiter plus de séance, de l’ordre de 10. (5, 6) Les exercices de renforcement musculaire et d’endurance fonctionnent bien pour réduire la douleur et augmenter la mobilité, néanmoins le stretching passif (étirements) a été démontré comme sans effet. (7) Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque l’ostéopathie (manipulation + mobilisation) est combinée à de l’exercice ou de la kinésithérapie (force + endurance), que ce soit par le recours à la kinésithérapie si vous avez une prescription, ou à divers exercices autonomes que nous aurions pu vous conseiller.(8)

RÉFÉRENCES

1. Hoy, D. G., Protani, M., De, R., & Buchbinder, R. (2010). The epidemiology of neck pain. Best Practice & Research Clinical Rheumatology, 24(6), 783-792.
2. Cassidy, J. D., Lopes, A. A., & Yong-Hing, K. (1992). The immediate effect of manipulation versus mobilization on pain and range of motion in the cervical spine: a randomized controlled trial. Journal of manipulative and physiological therapeutics, 15(9), 570-575.
3. Fryer, G., Alvizatos, J., & Lamaro, J. (2005). The effect of osteopathic treatment on people with chronic and sub-chronic neck pain: A pilot study. International Journal of Osteopathic Medicine, 8(2), 41–48. doi:10.1016/j.ijosm.2005.03.001
4. Garson M. (2013). The effects of osteopathic treatment on non-specific chronic neck pain and disability
5. Franke, H., Franke, J.-D., & Fryer, G. (2015). Osteopathic manipulative treatment for chronic nonspecific neck pain: A systematic review and meta-analysis. International Journal of Osteopathic Medicine, 18(4), 255–267. doi:10.1016/j.ijosm.2015.05.003
6. Gregoletto, Diana, & Martínez, Cruz Miguel Cendán. (2014). Effects of spinal manipulation in patients with mechanical neck pain. Coluna/Columna, 13(4), 269-274. https://dx.doi.org/10.1590/S1808-18512014130400415
7. Gross, A., Kay, T. M., Paquin, J. P., Blanchette, S., Lalonde, P., Christie, T., … & Goldsmith, C. H. (2015). Exercises for mechanical neck disorders. Cochrane Database of Systematic Reviews.
8. Gross, A., Hoving, J. L., Haines, T., Goldsmith, C. H., Kay, T. M., … Aker, P. (2004). Manipulation and mobilisation for mechanical neck disorders. Cochrane Database of Systematic Reviews. doi:10.1002/14651858.cd004249.pub2

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texte blocage du genou

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“La sciatique” est fourni à titre indicatif à l’attention de tout lecteur qu’il soit patient, médecin, ostéopathe ou étudiant. Il est publié dans le but de renseigner et non de diagnostiquer, certains passages ont été vulgarisés afin d’en faciliter la compréhension. Les principales données proviennent de “sciatica”(1) et ont été traduites. Nous avons apporté d’autres éléments dont les références sont elles, fournies en fin de phrase.


LA SCIATIQUE

Quelques chiffres sur la sciatique

La sciatique, ou sciatalgie, est une douleur irradiante généralement depuis la fesse, qui descend le long du nerf sciatique. Bien qu’elle puisse être dûe à divers dérangements mécaniques sur le trajet du nerf, dans la plupart des cas (85%) elle est associée à une compression de celui-ci à la sortie du canal lombaire, en rapport avec un désordre discal.(2) À ce jour la sciatique est plus fréquente entre 40 et 50 ans, et certaines etudes estiment que 40% de la population est ou sera touchée.(3)

Anatomie du nerf sciatique

À la sortie de la colonne vertébrale, plusieurs racines nerveuses (L4 L5 S1 S2) fusionnent pour former l’origine du nerf sciatique. Par conséquent, les dérangements vertébraux et/ou discaux en relation avec une douleur sciatique, sont souvent proches des vertèbres L3-L4-L5-S1. De ce fait le conflit sur le nerf est souvent de type compressif par le disque, ou par les remaniements osseux d’une ou plusieurs vertèbres (arthrose), ou enfin une inflammation locale des tissus mous. Par ailleurs, les autres principaux sites de compression du nerf sciatique sont la fesse, et la partie postéro-externe du genou, où l’état de tension des muscles peut directement nuire au nerf sciatique.

La douleur

D’apparition brutale ou progressive, la douleur est typiquement forte a type de coup de couteau dans la région fessière mais peut aussi bruler sur le côté de la cuisse, en fonction de la racine nerveuse touchée. Enfin, elle est le plus souvent unilatérale et accompagnée d’une douleur lombaire basse ou du bassin, dans les nombreux cas ou elle est dûe à un problème de la région lombaire.

Syndrome du muscle piriforme

Cas particulier de sciatique, les etudes tendent à le révéler plus fréquent qu’on ne le pense. Ainsi, le muscle piriforme hyper-tendu, situé dans la région de la fesse, comprimerait dans ce cas le nerf sciatique et provoquerait des douleurs typiques dans le cadran externe de la fesse. Aussi, cette douleur est plus ou moins accompagnée d’irradiations descendant dans la cuisse, en fonction de l’intensité de la douleur. Par ailleurs, une position assise prolongée est souvent un facteur aggravant de la douleur, typique du syndrome piriformien.(4)

Autres causes de sciatique (non-exhaustif)

Certaines sciatiques peuvent être associées à des blessures musculaires des ischio-jambiers (arrière cuisse), une fin de grossesse difficile avec prise de poids importante (compression des racines nerveuses), ou après l’accouchement en raison d’une position lithologique tenue très longtemps dans certains cas.

Traitements conservatifs de la sciatique, dont l’ostéopathie

En conclusion, les crises de sciatiques ne connaissent aucun remède hautement efficace. Les différentes approches permettent néanmoins d’améliorer le confort, dans l’attente de sortir de la crise hyperalgique:

– Souvent employés, les Anti-inflammatoires sont d’une efficacité modérée.(5)
– La kinésithérapie conventionnelle, incluant notamment le stretching et la mobilisation des lombaires par des exercices doux ont une efficacité discutable pour accélérer le rétablissement, et il est difficile de définir un programme ou un protocole supérieur aux autres. Cependant, certaines etudes les ont montré comme secures et nettement supérieurs au repos, ainsi toute activité physique n’aggravant pas les symptômes et tendant à la fois à mobiliser la region lombaire et stimuler les muscles de la région abdominale, est conseillée.(6,7,8)
– L’acupuncture a été plusieurs fois démontrée comme inefficace pour la prise en charge spécifique des sciatiques. (5,9)
– Les manipulations vertébrales seules ont montré des résultats faibles et inconstants, mais diminuent la douleur à très court terme. (5, 9)
– Des résultats intéressants sur les radiculalgie cervicales ont été apportés en combinant techniques d’énergie musculaire, manipulations vertébrales, mobilisation des tissus mous, et mobilisation neurale (tension-glissement des nerfs), donc très proche d’une prise en charge ostéopathique globale, mais malheureusement des etudes comparables sur la région lombaire n’ont pas encore été menées.(10) Malgré tout, certaines études sur une population de sciatalgiques ont testé une prise en charge moins complète mais présentant certaines similarités mêlant mobilisation, technique de relâchement des tissus, programme d’exercice, et education thérapeutique: celles-ci ont montré des bénéfices intéressants sur la douleur et la qualité de vie à court terme, suggérant que l’adjonction d’ostéopathie et de kinésithérapie régulières donnerait des résultats satisfaisants. (11,12)


Références :

1. Ropper, A. H., & Zafonte, R. D. (2015). Sciatica. New England Journal of Medicine, 372(13), 1240-1248.
2. Porchet F, Wietlisbach V, Burnand B, Daeppen K, Villemure JG, Vader JP. Rela- tionship between severity of lumbar disc disease and disability scores in sciatica
3. Konstantinou K, Dunn KM. Sciatica: review of epidemiological studies and prevalence estimates. Spine (Phila Pa 1976) 2008;33:2464-72.
4. Hopayian K, Song F, Riera R, Sam- bandan S. The clinical features of the piriformis syndrome: a systematic review. Eur Spine J 2010;19:2095-109.
5. Lewis RA, Williams NH, Sutton AJ, et al. Comparative clinical effectiveness of management strategies for sciatica: sys- tematic review and network meta-analy- ses. Spine J 2013 October 4 (Epub ahead of print).
6. Vroomen PC, de Krom MC, Wilmink JT, Kester AD, Knottnerus JA. Lack of ef- fectiveness of bed rest for sciatica. N Engl J Med 1999;340:418-23.
7. Surkitt LD, Ford JJ, Hahne AJ, Pizzari T, McMeeken JM. Efficacy of directional preference management for low back pain: a systematic review. Phys Ther 2012; 92:652-65.
8. Kennedy DJ, Noh MY. The role of core stabilization in lumbosacral radiculopa- thy. Phys Med Rehabil Clin N Am 2011;22: 91-103.
9. Luijsterburg PA, Verhagen AP, Ostelo RW, van Os TA, Peul WC, Koes BW. Ef- fectiveness of conservative treatments for the lumbosacral radicular syndrome: a systematic review. Eur Spine J 2007;16: 881-99.
10. Boyles, R., Toy, P., Mellon, J., Hayes, M., & Hammer, B. (2011). Effectiveness of manual physical therapy in the treatment of cervical radiculopathy: a systematic review. Journal of Manual & Manipulative Therapy, 19(3), 135-142.
11. National, G. C. U. (2016). Low Back Pain and Sciatica in Over 16s: Assessment and Management. National Institute for Health and Care Excellence (UK).
12. Riley, J.A.. (2011). Manual therapy treatment of lumbar radiculopathy: A single case report. South African Journal of Physiotherapy. 67. 10.4102/sajp.v67i3.54.


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“La lombalgie aiguë” est fourni à titre informatif à l’attention de tout lecteur qu’il soit patient, médecin, ostéopathe ou étudiant. Il a pour but de renseigner et non diagnostiquer, certains passages ont été vulgarisés afin d’en faciliter la compréhension. La plupart des données sont extraites de travaux de l’organisation mondiale de la santé et de l’Institut national Américain des pathologies neurologiques. (1,2) Les autres sources sont fournies au fur et à mesure.


LA LOMBALGIE AIGUE, LUMBAGO OU DOULEUR LOMBAIRE

Sommaire :
Quelles structures constituent le bas du dos
Quelles sont les causes de lombalgie?
Quels sont les facteurs de risque de développer une lombalgie?
L’ostéopathie et la lombalgie aigue, ou douleur lombaire
Références

Si vous souffrez des lombaires vous n’êtes pas seuls ! En effet, 80% des individus ont connu ou connaîtront un episode de lombalgie au moins une fois dans leur vie. C’est entre autres, la cause la plus fréquente de douleur liée au travail et la cause première d’arrêt maladie.
Les douleurs lombaires, ou lumbago, peuvent se présenter avec des douleurs profondes comme superficielles, aiguës et localisées ou sourdes, profondes et diffuses. La douleur peut apparaitre subitement lors d’un incident impliquant ou non le port d’une charge, ou progressivement au fil du temps, avec l’âge et le vieillissement normal de la colonne vertébrale.
La sédentarité est très souvent pointée du doigt par les études, qui ont largement démontré qu’un manque d’activité physique et la sédentarité grandissante liée aux activités de bureau sont des facteurs majeurs dans l’apparition du mal de dos. Dans d’autres cas, une routine hebdomadaire sédentaire, contrastée avec un week-end excessivement sportif, contribue aux douleurs mécaniques de tous genres.
Dans la plupart des cas, la lombalgie ou lumbago est aiguë, de courte durée, pouvant durée de quelques jours à quelques semaines tout de même. Malgré le caractère hyper-algique associé à une impotence fonctionnelle souvent brutale, le lumbago n’en est pas moins spontanément résolutif, pour lequel chaleur et antalgiques suffisent.

En effet, la majorité des lombalgies est de nature mécanique.
La lombalgie sub-aiguë est définie par une période d’installation entre 4 et 12 semaines, tandis qu’on définie la lombalgie chronique au delà des 3 mois. Approximativement 20% des individus touchés par la lombalgie développent des douleurs chroniques persistant 1 an et plus.(3)

Quelles structures constituent le bas du dos?

Le bas du dos aussi appelé région lombaire, est le siège de la plupart des douleurs de dos et concerne 5 vertèbres communément numérotées de L1 à L5. L’espace entre les vertèbres est occupé par les disques qui jouent un rôle d’amortisseur entre les os, et diminuent les contraintes liées aux mouvements. Autour des vertèbres, on distingue les ligaments qui sont des bandelettes de tissu modérément élastiques, qui protègent les articulations de mouvements trop amples.

On retrouve également les muscles qui permettent à la fois le mouvement actif et le maintien des positions statiques. Les muscles sont rattachés aux os par l’intermédiaire de bandelettes rigides et solides, les tendons. Enfin, entre chaque vertèbre, sortent de la colonne des nerfs (aussi appelés racines nerveuses), qui font leur chemin au travers des autres tissus pour aller innerver et contrôler les muscles du dos, du bassin, et des jambes.

Quelles sont les causes de lombalgie?

Dans de nombreux cas le mal de dos est associé à la spondylose qui correspond à la dégénérescence (vieillissement naturel) de la colonne vertébrale, caractérisée par une usure relative des articulations, cartilages, disques, et os. On parle dans ce cas plus communément et simplement, d’arthrose et de vieillissement. Quelques exemples de causes mécaniques de lombalgie :

• Entorses (ligamentaires) et déchirures (musculaires ou tendineuses)

comptent pour la plupart des lombalgies aiguës. Elles surviennent généralement dans un contexte d’effort, de traumatisme, ou de mouvement effectué sans contrôle avec force et vitesse. Certains mouvements de ce genre peuvent aussi simplement conduire à des contractures musculaires ou des courbatures, comme dans n’importe quelle partie du corps.

• Dégénérescence du disque intervertébral, hernie discale, déchirure du disque

sont parmi les causes les plus fréquentes également. Une usure du disque est généralement dépendante du temps : elle est soit liée au vieillissement normal, soit le résultat de chocs ou traumatismes répétés (qui peuvent trouver leur origine dans le travail ou dans le sport). Il est illusoire de penser qu’une lésion discale est survenue d’un coup, au moment même ou la douleur est apparue, à l’exception des traumatismes lourds telle une chute de plusieurs mètres ou un accident de la voie publique. Beaucoup d’individus développent une phobie autour des problèmes d’origine discale, et sont souvent mal renseignés. Nous attirons votre attention sur les résultats d’une méta-analyse de 2017, qui a démontré que plus de 66% des hernies discales se résorbent spontanément au fil du temps.(4)

• Radiculopathie

est causée par la compression, l’inflammation ou la blessure d’une racine nerveuse. La pression sur la racine conduit à l’apparition de douleurs, fourmillements ou engourdissements, ou d’une tension profonde et tracée le long d’un trajet précis pouvant aller du dos jusqu’à l’extrémité du membre.

• Sciatique

est en fait un type de radiculopathie qui est due à la compression d’un nerf précis, le nerf sciatique. Les douleurs sont celles d’une radiculopathie, localisées sur toute ou partie de la trajectoire du nerf sciatique : zone lombaire, fesse, arrière cuisse, face postérieure ou latérale de jambe, pied. Si la sciatique peut effectivement être due à une compression d’origine discale, elle peut aussi être dûe à une contracture musculaire dans la fesse, ou à la compression du nerf par un phénomène inflammatoire n’importe où sur son trajet, pas seulement dans le dos.

• Spondylolisthesis

est une pathologie dans laquelle une vertèbre glisse vers l’avant (déplacement relatif aux vertèbres du dessus et du dessous). Cette particularité est très souvent connue et présente dès la naissance, même si elle peut dans d’autres cas apparaitre suite à un traumatisme violent avec fracture. Cette condition n’empêche pas de vivre normalement mais nécessite un suivi régulier et peut de temps à autre causer des douleurs nerveuses par pression sur les nerfs sortant de la colonne vertébrale.

• Blessure d’origine traumatique

comme dans le cadre d’un sport, accident de la voie publique, ou chute qui peuvent endommager les tendons, ligaments, disques ou muscles, conduisant alors à l’apparition d’une douleur lombaire.

• Sténose rachidienne

est un rétrécissement du canal vertébral qui conduit à une pression sur la moelle épinière et ses nerfs, pouvant causer douleurs et perte de sensibilité. Ces symptômes sont souvent prédominant à la marche, et améliorés en position assise. La cause du rétrécissement est majoritairement associée à la spondylose que nous avons évoqué plus haut.

• Particularités anatomiques

telles que la scoliose, l’hyperlordose lombaire, une importante inégalité de longueur de jambe. Dans ce cas, le problème est souvent connu depuis l’adolescence, et les douleurs relativement chroniques.
Les douleurs lombaires peuvent aussi avoir pour origine certaines infections, troubles digestifs, troubles vasculaires, fybromialgie, ostéoporose, troubles inflammatoires etc.. Nous ne souhaitons pas les détailler ici.

Quels sont les facteurs de risques de développer une lombalgie?

– L’age: Les premiers signes arrivent fréquemment entre 30 et 50 ans. Avec l’âge ensuite, la perte de densité osseuse et la raideur peuvent conduire à des douleurs.
– Niveau d’exercice physique: Le mal de dos est plus fréquent chez les personnes sédentaires. Un dos affaibli et une sangle abdominale relâchée nuisent au maintien. Les “guerriers du week end“ (sédentaire la semaine et extrêmement sportif le week-end) souffrent souvent de microblessure du dos. Il est plutôt recommandé de pratiquer de l’exercice le plus souvent possible (de 3 à 5 fois par semaine) même s’il s’agit d’entrainements de courte durée comme dans l’entraînement en interval à haute intensité (HIIT). La somme de tous les entraînements de la semaine doit atteindre un minimum de 2h30, et regrouper des activités d’intensité modérée à intense (pour lesquelles le simple fait de marcher ne suffit pas). (5)
– La grossesse: peut être accompagnée de douleurs en particulier en milieu/fin de grossesse ou en cas de prise de poids importante.
– Prise de poids: 5kg supplémentaires augmentent les risques de douleurs lombaires, de même qu’un index de masse corporelle supérieur à 25. (6)
– Génétique: Certaines pathologies peuvent être transmises par les parents (c’est le cas de la SPA ou spondylarthrite ankylosante). C’est en général bien connu au sein de la famille et surveillé par le médecin traitant.
– Liés aux activités: Un métier particulièrement physique ou à risque peut facilement conduire à une blessure. Cependant, un métier très sédentaire (bureautique) peut conduire facilement et souvent à un mal de dos chronique.

Malgré beaucoup de préjugés liés à l’ergonomie et “bonne position”, la recherche a cependant démontré que ces douleurs sont en réalités bien plus dépendantes du fait de ne pas bouger assez souvent: plus fréquents sont les changements de position, moindres sont les douleurs et inconforts du dos.(7) Levez-vous !

L’ostéopathie et la lombalgie aigue, ou douleur lombaire

Il est souvent annoncé par le médecin, parfois par l’ostéopathe lui-même, qu’un délai minimal doit être respecté entre l’apparition des douleurs et une prise en charge en ostéopathie. La recherche n’est pas d’accord avec cela, et nous lui faisons confiance : bien que les effets de l’ostéopathie sur une lombalgie aiguë sont maximaux après une semaine, (8) de nombreuses techniques que nous employons procurent un effet significatif et extrêmement rapide, tant sur la douleur que sur la fonction :

– la mobilisation vertébrale antéro-postérieure réduit la rigidité et la douleur de manière immédiate(9)
– la mobilisation des lombaires basses par un thérapeute manuel, quelque soit le protocole et le thérapeute (ostéopathe, kinésithérapeute ou médecin), réduit efficacement la douleur (10)
– les techniques d’énergie musculaire largement employées en ostéopathie, ont été spécifiquement démontrées efficaces pour réduire les symptômes douloureux en moins de 24 heures, sur une population souffrant de douleur des lombaires et du bassin. (11)
– le simple massage s’est montré inefficace sur les douleurs rachidiennes aiguës, tandis que les manipulations vertébrales fournies par un professionnel qualifié réduisent les douleurs à court et moyen terme. (12)

L’ostéopathie a par ailleurs été démontrée comme aussi efficace qu’une prise en charge médicamenteuse classique (AINS) sur la lombalgie aiguë non spécifique: elle est alors la prise en charge de choix pour quiconque souhaite préserver son corps de traitements agressifs, ou pour les individus présentant des restrictions ou contre-indications aux médicaments (femmes enceintes, insuffisants reinaux, personnes âgées…). (13)

RÉFÉRENCES:

1. World Health Organisation (2013) Background Paper 6.24: Low back pain.
2. National Institute of Neurological Disorderds and Stroke (2014) “Back Pain Fact Sheet”. Publication date December 2014. NIH Publication No. 15-5161
3. Juniper, M., Le, T. K., & Mladsi, D. (2009). The epidemiology, economic burden, and pharmacological treatment of chronic low back pain in France, Germany, Italy, Spain and the UK: a literature-based review. Expert Opinion on Pharmacotherapy, 10(16), 2581–2592.
4. Ming Zhong, M. D., & Liu, J. T. (2017). Incidence of spontaneous resorption of lumbar disc herniation: a meta-analysis. Pain physician, 20, E45-E52.
5. Pollock, M. L., Gaesser, G. A., Butcher, J. D., Després, J. P., Dishman, R. K., Franklin, B. A., & Garber, C. E. (1998). ACSM position stand: the recommended quantity and quality of exercise for developing and maintaining cardiorespiratory and muscular fitness, and flexibility in healthy adults. Med Sci Sports Exerc, 30(6), 975-991.
6. Brady, S. R., Hussain, S. M., Brown, W. J., Heritier, S., Billah, B., Wang, Y., … & Cicuttini, F. M. (2016). Relationships between weight, physical activity, and back pain in young adult women. Medicine, 95(19).
7. Waongenngarm, P., Areerak, K., & Janwantanakul, P. (2018). The effects of breaks on low back pain, discomfort, and work productivity in office workers: A systematic review of randomized and non-randomized controlled trials. Applied ergonomics, 68, 230-239.
8. MacDONALD, R. S., & Bell, C. M. (1990). An open controlled assessment of osteopathic manipulation in nonspecific low-back pain. Spine, 15(5), 364-370.
9. Shum, G. L., Tsung, B. Y., & Lee, R. Y. (2013). The immediate effect of posteroanterior mobilization on reducing back pain and the stiffness of the lumbar spine. Archives of physical medicine and rehabilitation, 94(4), 673-679.
10. Chiradejnant, A., Maher, C. G., Latimer, J., & Stepkovitch, N. (2003). Efficacy of “therapist-selected” versus “randomly selected” mobilisation techniques for the treatment of low back pain: a randomised controlled trial. Australian Journal of Physiotherapy, 49(4), 233-241.
11. Selkow, N. M., Grindstaff, T. L., Cross, K. M., Pugh, K., Hertel, J., & Saliba, S. (2009). Short-term effect of muscle energy technique on pain in individuals with non-specific lumbopelvic pain: a pilot study. Journal of manual & manipulative therapy, 17(1), 14E-18E.
12. Hoehler, F. K., Tobis, J. S., & Buerger, A. A. (1981). Spinal manipulation for low back pain. Jama, 245(18), 1835-1838.
13. Deyo, R. A. (2017). The Role of Spinal Manipulation in the Treatment of Low Back Pain. JAMA, 317(14), 1418. doi:10.1001/jama.2017.3085


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